Mal des montagnes au Pérou

Astuces pour limiter ses effets

Avec des sommets plus hauts que le Mont Blanc, l’altitude est un paramètre à prendre en compte lorsque vous préparez votre voyage au Pérou. Cusco, Machu Picchu ou encore Arequipa sont des destinations où vous risquez de souffrir du mal des montagnes, aussi appelé « soroche » en queshua.


Les différents symptômes

Écoutez votre corps

Le mal des montagnes se manifeste par plusieurs symptômes. Les plus fréquents sont les suivants : mal de tête, sensation de manque d’oxygène, vertiges, grande fatigue, perte d’appétit, nausées voire vomissements. Dans de très rares cas, le mal des montagnes se manifeste par des œdèmes aux mains, aux pieds et au visage, ou encore une légère hémorragie rétinienne. En général, ces symptômes durent entre 24h et 48h et ils disparaissent naturellement. S’ils sont persistants, mieux vaut redescendre un peu.


Les treks du Pérou

Quand survient t'il ?

Selon l’altitude

Lorsque vous montez en altitude, la pression atmosphérique et l’oxygène diminuent. Entre 1 500 et 2 000 mètres d’altitude, vous ne courez aucun risque. Mais à partir de 2 500 mètres d’altitude, près de 20 % des voyageurs ressentent les premiers symptômes. Au-delà de 3 000 mètres d’altitude, ce sont plus de 40 % des voyageurs qui contractent le mal des montagnes. Les premiers symptômes apparaissent généralement 6h après votre arrivée en haute altitude.


Comment l'expliquer ?

D’un point de vue scientifique

Le mal des montagnes porte un autre nom plus scientifique. Il s’agit de l’hypoxie qui désigne le manque d’oxygène dans le sang. Le mal des montagnes ne dépend pas de l’âge ou de la condition physique. Le risque de ressentir les différents symptômes varie d’un voyageur à l'autre. Il est plus important pour les personnes qui ont des antécédents de mal des montagnes, qui vivent au niveau de la mer, qui font une ascension trop haute rapidement et qui font des efforts physiques excessifs.


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Quels sont les risques ?

Pour le cerveau et les poumons

Le mal de montagnes est un syndrome bénin dont les symptômes disparaissent rapidement et sans assistance médicale. Dans de très rares cas, l’hypoxie évolue vers des formes plus graves comme l’œdème cérébral de haute altitude (OCHA). Cette pathologie provoque de forts maux de tête, une grande confusion et une incapacité à se déplacer normalement. Le mal des montagnes peut également évoluer en œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) dont les symptômes ressemblent à ceux d’une infection pulmonaire.


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Comment le prévenir ?

Avec un test d’effort à l’hypoxie

Avant de vous envoler pour le Pérou, vous pouvez prendre rendez-vous chez votre médecin traitant pour réaliser un test d’effort à l’hypoxie. L’examen consiste à reproduire une ascension à haute altitude. Votre médecin traitant vous fera faire un exercice physique comme du vélo tout en inhalant un mélange gazeux pauvre en oxygène. Le test d’effort à l’hypoxie n’est pas obligatoire mais il permet de dépister s’il y a un risque aigu de mal des montagnes. Si tel est le cas, votre médecin traitant vous donnera de précieux conseils à appliquer pendant votre séjour.


Comment le soulager ?

Avec des médicaments

Les symptômes du mal des montagnes sont gênants et peuvent vous empêcher de profiter pleinement de votre séjour. Pour soulager les maux de tête, vous pouvez prendre de l’aspirine ou du paracétamol. Il est déconseillé de prendre des antalgiques puissants contenant des dérivés de morphine car ils vous gêneraient pour respirer correctement. Votre médecin traitant pourra également vous prescrire du Diamox, un médicament qui facilite l’acclimatation des premiers jours en haute altitude.


Acclimatation progressive

Doucement mais sûrement

Lorsque vous montez en altitude, votre corps souffre du manque d’oxygène. Face à cet environnement hostile, il réagit vivement : votre rythme cardiaque s’accélère et votre respiration devient difficile. Pour éviter cette agression, il est recommandé de monter doucement pour laisser au corps un temps d’acclimatation. Pendant les séjours Autenteo au Pérou, les voyageurs et moi-même commençons toujours par visiter Arequipa avant de poursuivre l’ascension.


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Éviter les grands efforts

Et se reposer les premiers jours

Malgré le traitement médicamenteux et l’ascension progressive, vos premiers jours en haute altitude risquent d’être éprouvants. Dans ce cas, il n’y a qu’une seule chose à faire et c’est justement de ne rien faire ! Reposez-vous bien dans votre chambre d’hôtel et limitez vos déplacements au maximum. Votre corps vous en sera reconnaissant et vous pourrez poursuivre votre séjour au Pérou sans avoir de maux de tête ou de sensations de vertige.


Nos hébergements de charme

Manger sain et léger

Avec les soupes péruviennes

Face à l’hypoxie, votre corps dépense une énergie considérable pour s’acclimater et avoir sa dose d’oxygène. Il a donc besoin de calories à brûler faciles à digérer. Les premiers jours, je vous recommande de privilégier la soupe aux plats plus lourds comme la viande et les féculents. À base de maïs, de quinoa ou encore de tomates, les soupes traditionnelles sont vraiment excellentes. Elles vous apporteront tout ce dont vous avez besoin pour vous acclimater aux conditions atmosphériques des montagnes péruviennes.


Les recettes du Pérou

Boire beaucoup d’eau

Pour une bonne hydratation

À haute altitude, votre corps aura besoin de plus d’eau que d’habitude. Il est recommandé de boire entre 3 et 5 litres d’eau par jour. Cette quantité peut paraître importante mais je vous affirme qu’elle est nécessaire à votre bien-être. Vous pouvez parfaitement varier les plaisirs en buvant de l’eau gazeuse, du thé ou encore des infusions de feuilles de coca. Vous éviterez ainsi tous les symptômes liés à la déshydratation comme les maux de tête et l’inconfort digestif.


La feuille de coca

Un remède ancestral

Si comme moi, votre hôtel vous propose une infusion de feuilles de coca, n’hésitez pas et buvez-la. La coca est utilisée par les habitants pour diminuer les effets de l’altitude, il n’y a rien de plus authentique et de plus efficace. Très répandue, vous en trouverez facilement dans les marchés. Je me souviens encore de ma première expérience avec la feuille de coca : au contact de ma salive, la boule coincée entre ma joue et ma gencive avait délivré un goût très amer et quelque peu désagréable. Néanmoins, j’ai toujours pris soin d’en avoir avec moi pendant mes vacances au Pérou.


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Si vous êtes malade

Redescendez à une altitude inférieure

Si lors d’une ascension, vous ressentez un des symptômes, ne forcez pas et arrêtez-vous. Votre guide local saura exactement quoi faire. Encore une fois, la lenteur est de mise, il vous faut réduire votre activité physique et revenir à une altitude inférieure. Personnellement, lors de ma première ascension, je sentais que mon cœur s’emballait. Après un temps de repos, j’étais en mesure de reprendre le circuit. La plupart des voyageurs guérissent rapidement d’un mal des montagnes. Si les symptômes persistent, il est nécessaire de consulter un médecin pour déterminer si vos poumons et votre cerveau fonctionnent bien.


Le mal des montagnes en détails

Voyage au Pérou

50 articles et 8 guides pour vous aider

Pour que votre voyage au Pérou soit une réussite, j’ai réuni toutes les informations essentielles à connaitre avant de vous envoler vers le pays Incas. Géographie, climat, lieux confidentiels, sites archéologiques, rencontres avec les locaux, tous mes conseils sont ici.


Conseils Pérou

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Séjours Pérou

Lors de mes voyages au Pérou je prends le temps de visiter de nombreux hébergements pour vous dénicher les perles rares. Je passe du temps dans chaque région pour tester les activités proposées, faire connaissance de différents guides et visiter les sites archéologiques. Cette expérience sur place me permets de vous conseiller et de vous préparer un circuit sur mesure qui puisse correspondre exactement à vos envies.


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